


Assistante en psychologie
Étudiante en orthopédagogie



Dans le cadre du cours d’Aspects historiques du handicap et des personnes à besoins spécifiques donné à l'HE2B Defré pour la Spécialisation en Orthopédagogie, il nous a été demandé de lire un article par groupe et d'en faire un référentiel de 20 mots. Ce travail a été réalisé en collaboration avec Marion et Isabel.
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L’article lu est le suivant : « Les incidences de la surdité »



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MULTIFACTORIELLES
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ESTIME DE SOI
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CAPACITÉS INTELLECTUELLES
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LIENS FAMILIAUX
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AMÉNAGEMENTS RAISONNABLES
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RÉÉDUCATION CONSTANTE
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STIMULATION SENSORIELLE
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ANGOISSES
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IMPULSIVITÉ
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COMPENSATIONS
11. RELATIONS SOCIALES
12. AUTONOMIE
13. ÉPANOUISSEMENT
14. RETARD PSYCHOMOTEUR
15. ÉQUILIBRE
16. LANGAGE
17. GESTES
18. SÉVÉRITÉ VARIABLE
19. ÉQUILIBRE ÉMOTIONNEL
20. FRUSTRATION


Les incidences de la surdité sont multifactorielles. Elles varient selon les spécificités de chaque individu : l’âge auquel est apparu la surdité, le type de surdité, le degré (léger, moyen, sévère et profonde), la courbe audiométrique, l’efficacité de l’adaptation prothétique auditive, le caractère évolutif ou non, le caractère uni ou bilatéral, les capacités intellectuelles, la prise en charge et les stimulations environnementales.
On peut donc retrouver des incidences langagières, sur la voix et l’articulation, psychologiques, motrices, sur les facultés intellectuelles et mnésiques, sur les liens familiaux ainsi que sur la personnalité de l’individu.
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Concernant le langage, l’enfant sourd communiquera principalement par gestes et mimiques. Par la suite, il pourra alors y lier des mots. Il y a donc un apprentissage des signifiants-signifiés. L’enfant mettra plus de temps pour émettre des phrases, cet apprentissage demandant plus de temps.
Concernant la voix et l’articulation, elles seront principalement imparfaites chez l’enfant sourd. Il peut présenter des nasalisations ainsi que des confusions entre les voyelles proches.
Au niveau psychologique et de la personnalité, le bébé sourd est souvent incompris, pouvant alors amener à des comportements agressifs, impulsifs, dus à sa vulnérabilité et ses angoisses ne pouvant être rassurées par la voix de sa mère. Cependant, l’enfant pourra compenser son manque auditif par, notamment, la vision.
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L’enfant, en grandissant, peut donc être agressif, dû à son incompréhension des comportements d’autrui. Il ressentira alors beaucoup de frustration.
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L’enfant peut également subir une perte d’estime de soi et un repli sur lui-même dû à ses échecs en situation de communication ainsi qu’aux maladresses pouvant être commises.
Concernant la motricité, l’enfant sourd présentera des difficultés à appréhender correctement l’espace, l’audition jouant un rôle capital dans le repérage spatial. Des difficultés concernant les rythmes et notions de durée pourront également être présentes.
Concernant les capacités intellectuelles, la surdité n’impacte pas directement celles-ci. Cependant, dû aux difficultés pouvant être présentes, notamment en langage, ainsi qu’à un possible manque de soutien de la part de l’environnement, l’enfant pourrait présenter un retard dans le développement cognitif.
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Concernant les compétences mnésiques, l’enfant sourd s’aidant principalement de la vision, sa mémoire visuelle peut ainsi être surdéveloppée.
Concernant les liens familiaux, les parents d’un enfant sourd peuvent être amenés à faire face à un équilibre psychologique perturbé. Ils peuvent ressentir une certaine culpabilité ou encore un déni du handicap. Une prise en charge des parents est donc nécessaire pour permettre à l’enfant de développer des potentialités d’épanouissement psychoaffectif.
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Au niveau de la fratrie, la rivalité fraternelle risque d’être exacerbée dû au handicap de l’un d’eux. Celui-ci impliquant une demande de temps plus importante de la part des parents, une jalousie pourrait en être renforcée. Le sentiment de culpabilité alors ressenti par les frères et sœurs sera également plus important, s’en voulant de ressentir un tel sentiment alors que leur frère ou sœur est malade et pensant devoir alors plutôt ressentir de la compassion. Cette fratrie pourrait alors développer une surprotection ou, au contraire, un effacement vis-à-vis de l’enfant malade.
Bibliographie :
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Mbo Gonda, A. (2020-2021). Aspects historiques du handicap et des personnes à besoins spécifiques. Spécialisation en orthopédagogie. Haute École Bruxelles-Brabant unité structurelle Defré. Uccle
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Collectif IRSA. (1982). Les incidences de la surdité. Vivre sourd : aujourd’hui et demain.